Le blackjack est un jeu très simple en soi : les joueurs doivent avoir les cartes dont le total est le plus proche possible de 21, sans toutefois jamais les dépasser. On dit alors parfois que le joueur « saute » (« busting » en anglais). Les joueurs ne peuvent utiliser que les cartes qu’on leur donne et c’est pourquoi ce jeu est à la fois un mélange de chance (le joueur ne choisit pas sa main de départ) et de stratégie. En effet, il doit prendre la bonne décision en fonction de ses cartes et plusieurs choix s’offrent à lui mais nous y reviendront plus tard.
Dans les casinos, le blackjack se jouent à plusieurs. Il ne s’agit cependant pas d’une compétition entre joueurs : tous jouent, individuellement, contre le croupier. Plusieurs joueurs peuvent donc gagner en même temps. En cas d’égalité entre un joueur et le croupier (on parle de « push »), personne ne gagne et le joueur récupère sa mise de départ.
Mais comment arriver à 21 ? Les cartes numérotées comptent pour le chiffre qu’elles portent tandis que toutes les figures valent 10. L’As, quant à lui, vaut normalement 11 sauf s’il fait dépasser le joueur auquel cas il ne vaut plus qu’1. Il offre donc une certaine souplesse dans le jeu et c’est la raison pour laquelle on dit que les mains qui contiennent un As sont « soft » (les autres sont « hard », dures).
Le nom Blackjack, témoigne de l’américanisation du jeu puisque celui-ci a été créé en France, où il était appelé le « vingt-et-un ». Mais, à son arrivée aux Etats-Unis, il ne rencontra pas le succès escompté et les casinos décidèrent donc d’offrir des bonus spéciaux pour attirer les joueurs, dont un pour toute main comprenant un as et un valet noir (le fameux « black Jack » en anglais). Aujourd’hui, le terme blackjack désigne seulement une main composée d’un As ou d’une carte valant 10. C’est la meilleure main possible. Dans les versions américaines de jeu, tous les joueurs perdent si le croupier a un « blackjack », à moins qu’ils n’en aient aussi un (auquel cas c’est, rappelons-le, un « push »).
Chaque joueur reçoit d’abord une carte face cachée puis une deuxième carte face visible. La première, appelée « hole card », est donc propre à chaque joueur. Certains s’entraînent à compter les cartes afin d’évaluer s’il vaut mieux se contenter de sa main de départ ou demander une carte supplémentaire. Ils utilisent les cartes visibles sur la table et, en partant de zéro, comptent un point en plus ou un en moins selon leur valeur (haute ou basse). C’est un moyen mathématique d’évaluer s’ils ont plus de chances d’obtenir une petite ou une grosse carte. Mais le comptage des cartes n’est pas une très bonne idée car il est mal vu dans les casinos : certains joueurs ont été jetés dehors et d’autres même interdits de casino pour avoir utiliser cette technique. Si vous êtes curieux d’en savoir plus, vous pouvez toutefois tranquillement regarder le film 21 qui raconte l’histoire vraie d’un group d’étudiants du MIT décidés à faire sauter la banque.
Lexique du Blackjack :
Hit: Le joueur demande une carte supplémentaire pour se rapprocher de 21. C’est une bonne idée si le total de vos cartes est inférieur ou égal à 16 parce que vous avez peu de chances de gagner. Le signal à faire au croupier est de taper la table du bout de vos doigts
Stand: Attendre (vous trouverez parfois les verbes anglais « stick » ou « stay »). Cela signifie simplement que le joueur décide de ne pas demander de carte supplémentaire. Il le signale au croupier en agitant sa main devant lui, à l’horizontale.
Double Down: Le joueur double sa mise de départ en échange d’une seule carte supplémentaire.
Split: Le joueur peut faire ce choix s’il a deux cartes de même valeur, quelles qu’elles soient. Le joueur partage (« to split ») alors son jeu en deux mains et joue chacune d’entre elles séparément, ce qui augmente ses chances de gagner.
Surrender: Tous les casinos n’autorisent pas cette option qui consiste à se coucher immédiatement pour récupérer la moitié de sa mise de départ.








